Numéro 0 – Auteurs

Flâneuse, Calme et curieuse, elle se balade à l’affût des petits trésors du quotidien.
Née en 1971, elle grandit et étudie à St Malo et Rennes. Après un parcours professionnel dans le commerce, elle a exercé l’activité de biographe. Depuis un an, elle s’est décidée à arrêter pour pouvoir se consacrer à l’écriture de fiction.
Son rapport à l’écriture est lié à la lecture : enfant shootée aux livres, imprégnée de phrasé, imbibée de la magie des contes, il lui a semblé tout naturel d’essayer d’imiter ses « professeurs » de papier, comme un enfant apprend à parler en écoutant les grands. Elle écrit des récits de voyage, des nouvelles, des poèmes, inspirés de scènes observées ou vécues, puis remaniés à la sauce de son imaginaire et de la musique des mots.
Cet art a longtemps été pour elle une évasion pratiquée en clandestine, dont l’unique objet était le plaisir de l’envol créatif. Aujourd’hui, elle a envie de « sortir de sa cachette » et de partager ses textes, en espérant qu’ils amuseront les lecteurs.

Nicolas Lafont, exilé métaphysique.
Il a, un moment, cessé d’avoir son âge, cessé d’être jeune, cessé d’être un certain Nicolas Lafont, ou plutôt, il y eut un moment où un autre Nicolas Lafont poussa en lui, ou un trait de ce Nicolas Lafont qu’il était se manifesta, un trait qui était une partie souterraine de lui-même, son intériorité, énormément éloigné du Nicolas Lafont qu’il avait toujours été pour les autres, si bien qu’à présent, lorsqu’il se dit que ce qu’il pense et écrit, cela est bien lui-même, Nicolas Lafont, qui le pense et l’écrit, il lui semble bien qu’il parle de soi, mais d’un tout autre soi, celui que les gens côtoient, comme s’il s’agissait vraiment d’une autre personne, étranger à celui qui pense et écrit. Car lui, celui qui écrit, qui pense, s’il s’agit toujours de lui-même, « Nicolas Lafont », en réalité il s’agit de quelque chose de plus antérieur, qui transcende les notions de nom et prénom. Qui écrit ? Lui. Il s’est toujours dit que c’était lui qui écrivait, et pas Nicolas Lafont. Ici, dans le domaine de la pensée et l’écriture, il s’appelle « moi ». Il se dit sans problème que c’est bien lui qui pense et écrit, mais éprouve un terrible malaise lorsqu’il se dit que c’est bien lui, « Nicolas Lafont », qui écrit et pense ces choses. Alors, comme ce qu’il est dans la pensée et l’écriture n’a jamais eu besoin de nom, sous quel nom le publier ? Ses textes devraient-ils être signés : « Moi » ? Ou bien anonymement ? Ou bien encore suivis de la mention : « Textes anonymes envoyés par Nicolas Lafont » ?

Marie-Noëlle Le Hérissé, rêveuse aux pieds sur terre, profondément amoureuse de la vie.
Marie-Noëlle a commencé à écrire il y a bientôt 4 ans. De formation scientifique, cela ne lui était jamais venu à l’esprit auparavant mais son amour des mots a amené une de ses amies à l’intégrer dans des groupes d’écriture sur FB. Elle n’était que spectatrice et très admirative des écrits qu’elle lisait. Un des membres l’a mise au défi de prendre la plume et d’oser. Et elle a osé. Timidement au début avec des acrostiches quotidiens sur un mot découvert chaque matin au réveil. C’était le jeu… Puis sous d’autres formes au fur et à mesure, toujours en vers .
Mais l’écriture est devenue un besoin, une façon d’exprimer ses émotions. De petits textes assez synthétiques qui sont « elle » en quelque sorte. Toujours basés sur du vécu mais toujours porteurs d’espoir car elle considère la vie comme un cheminement et un apprentissage vers un mieux être.
Ses textes sont des instants qui lui ressemblent.
Elle administre une Page bienveillante avec une amie, Pat Vasquez, sur Facebook. Cela lui donne l’occasion d’écrire des chroniques en prose, des « brins de causette », un jour sur deux . Un exercice différent mais qui lui permet d’aborder des thèmes du quotidien de façon plus légère. Les mots. Toujours les mots. Le partage encore et encore.
La page Facebook où elle publie ses textes illustrés ainsi que ceux des auteurs qui le souhaitent est « Démo De Mots » .
Vous y retrouverez sa signature, tout simplement ses initiales: M.N.L.H.

Klèv de Rutti, ermite imbibé et boulimique littéraire.
Il n’est pas évident de présenter Klèv de Rutti, qui a ce jour, vit peu. Et ce peu, reste encore très énigmatique. Travailleur acharné du style, boulimique de littérature, qui se refusant à envoyer ses manuscrits à l’édition, est aujourd’hui décidé à se voir publier dans son pays natal. Né hurlant dans l’encre et le sang il y’a dix années, il nous livre aujourd’hui des textes accouchés douloureusement de quelques délires éthyliques, restés des années au fond d’une armoire, entre cartons et bouteilles de Gin. Alors que les feuillets gribouillés s’empilaient, il se détachait peu à peu du personnage qu’il avait souhaité jouer aux yeux des autres pendant trop longtemps, pour enfin renaître des cendres d’un cendrier trop plein.
Il livrera ici deux textes courts, extraits du manuscrit « Le Traitement », ou diatribes acerbes côtoient moments de lucidité empreints de pure poésie. Manuscrit qui retournera d’où il vient et Klèv , quant à lui, rejoindra ses pénates pour un sommeil salvateur. Jusqu’au prochain de ses réveils…

Amél’i Abrieux, égoïste à temps partiel, amoureuse à temps complet.
C’est simple Amél’i Abrieux aime les mots…Depuis longtemps, depuis toujours…En tout cas sur depuis qu’elle a 12 ans, ou elle écrit des poèmes, des envies de sauver le monde, et puis Brassens lui chante « Mourir pour des idées.. » Elle continue quand même, des poèmes mais aussi des journaux intimes qu’elle appelle « ses journaliers » comme Isabelle Eberhardt . La vie d’Amél’i est une continuité de morceaux de musique ou les poètes se succèdent et lui content une histoire. Ses poèmes sont des instantanés de vie, une caresse, une sensation. Ils racontent les états d’âmes, mais aussi l’histoire essentielle du rapport à soi et aux autres. Amél’i aime la transparence,celle qui fait la peau aux apparences. C’est pourquoi elle écrit dans ses journaliers « Apl moi Ouriya » son cheminement, son rapport à la vie, pour comprendre le but d’une existence sans tomber dans « le tout à l’égo ». Amél’i en écrivant veut rester fidèle à cette enfant qui fait rimer paillettes avec fêtes, vie avec amis et se dit un peu chaque jour « Il nous fallu bien du talent pour être vieux sans être adulte »

Titouan Chopin, «Titouan» pour l’originalité, «Chopin» pour la virtuosité.
Notre prochain écrivain en herbe s’appelle Titouan Chopin. Ce jeune malouin de 20 ans n’a pas eu une enfance tout à fait commode. Au collège, son frère lui a lancé comme défi de lire « Guerre et Paix » de Tolstoï, un livre d’environ 1600 pages. A l’époque, ses lectures se limitaient à des livres pour enfants comme « le petit Nicolas » et on ne pouvait pas vraiment dire que Titouan était un mordu de lecture. Pourtant, il a relevé le challenge et a fini le livre en 22 jours. Tellement fier de lui, il a enchaîné directement avec « Moby Dick » (800 pages environ) qu’il a terminé en une semaine seulement. Un cercle vertueux s’est ensuite mis en place : ses lectures lui ont donné plus d’aisance à l’écrit, il a commencé à avoir d’excellentes notes en français au collège puis au lycée, il est devenu professeur de français particulier bénévole pour aider des élèves de première à préparer les épreuves anticipées du baccalauréat de français et tout cela renforçait sa passion pour les lettres. Esprit créatif, Titouan a toujours aimé inventer ou raconter des histoires. L’écriture est donc venue ensuite logiquement. Cogitant beaucoup, écrire lui permettait aussi de verbaliser ses pensées et de faire office de thérapie. Après avoir écrit, Titouan avoue se sentir plus calme et serein. Ce jeune homme écrit surtout des textes autobiographiques. Il confie avoir besoin d’avoir vécu l’histoire pour la raconter avec force. Il n’a aucun tabou dans ses textes, il raconte même des histoires honteuses qui le concernent. Peut-être que ses histoires vont vous amuser ou vous choquer et c’est tant mieux d’après lui. Un texte réussi c’est un texte qui ne laisse pas indifférent. Dans le premier numéro de l’hermine et la plume figurera 2 anecdotes de notre benjamin. Ces dernières sont issues de conversations sms de Titouan lui-même car il aime rédiger des pavés même sur téléphone. Ne soyez donc pas surpris du style non conventionnel qui mêle belles phrases et lexique familier. D’autres histoires plus littéraires viendront par la suite.

– Anaïs Boudan, «Passionnée suis, déterminée ensuite, logique s’il en reste».
Née en 1990 à Saint-Malo, c’est dès l’enfance que la passion pour les crayons la gagne, que ce soit pour dessiner ou écrire.
Elle aime jouer avec les mots autant qu’avec les couleurs.

Vanessa Edern, femme de cœur assumée, sa force est née de ses faiblesses mais aimer et partager étaient innés.
Depuis l’enfance, l’écriture a été pour elle une façon d’exorciser ses maux, ses peurs, ses réflexions.
Autodidacte, elle écrit du bout de sa plume des morceaux de vie et y met tout son cœur trouvant son inspiration dans tout ce qui fait la vie…
L’écriture n’est pas son seul domaine d’expression: le dessin, la photo, le scrapbooking, les arts du bien-être… elle ne s’ennuie jamais.
Elle aime également la lecture: psychologie, philosophie, spiritualité, poésie, roman (thriller, histoire vraie, autobiographie…)
Dans sa vie comme dans ses loisirs elle fonctionne au feeling et se décrirait comme une exploratrice et particulièrement dans le domaine des arts.
Le partage étant pour elle quelque chose d’important, c’est tout naturellement que le projet de Clément « l’Hermine » lui à fait écho.
La réussite de ce projet est tout le mal qu’elle lui souhaite, heureuse d’avoir pu y contribuer.

Manuela Urzua, «Yerbabuena».
Née a Santiago du Chili en 1982, Manuela a écrit son premier poème à 7 ans.
La poésie a transformé son enfance, et l’a amenée vers un chemin que lui a permis de raconter sa vision du monde et même de canaliser et montrer ses émotions depuis la beauté de l’expression.
Elle a continué à écrire toute sa vie, des poèmes et des chansons, toujours en espagnol.
Grâce à l’amitié et au respect de quelques copains pour son travail poétique, elle a réussi à faire plusieurs collaborations dans son pays.
Arrivée il y a un an et demi en France, elle est tombée absolument amoureuse de la langue française. Manuela a essayé depuis le début d’écrire des petites pièces de poésie en français.
Ça n’a été pas facile, elle a rencontré une langue aux racines communes à la sienne, mais avec un romantisme, une richesse d’expression, mais aussi une grammaire complexe.
Mais Manuela a accepté fièrement le défi et a commencé à écrire aussi en français.
C’est n’est pas encore facile non plus, pourtant elle est vraiment ravie et remercie beaucoup Clément, et toute la communauté de « L’Hermine et la Plume » de lui donner l’opportunité de montrer ce qu’elle a fait ici en apprenant en même temps la langue.
Sa poésie en français est construite, bien sûr, depuis ce qu’elle veut exprimer mais aussi, depuis la simplicité que lui donne sa connaissance encore nouvelle du français. Mais cette simplicité a été trop belle comme processus d’inspiration, puis lui a donné une vision super naïve de ses paroles, presque comme revenir à une certaine enfance, où seulement importe l’essentiel pour pouvoir s’exprimer.
Manuela nous dit qu’elle continuera son évolution en expression française, elle vous souhaite une bonne lecture de « L’Hermine et la Plume », et elle espère, à très bientôt.

Anna Souillac pense qu’il y a deux sortes de gens dans ce monde. Ceux qui font pipi sous la douche et les menteurs.

– Mathieu Masson, bibliophile voyageur arpentant les limites de l’Imaginaire.
Né avant la chute du Mur de Berlin, Mathieu Masson a passé plus de la moitié de sa vie à écrire. Après avoir affûté son verbe dans divers contextes et lectures, il vient présenter une nouvelle, qui annonce bien d’autres textes en gestation, ou en recherche d’espaces où éclater. Des récits aux confins de la réalité, au cœur de l’Imaginaire, ou bien épidermiquement ancrés dans des quotidiens à la banalité brisée.
D’une curiosité grosse comme le monde, et fort de voyages en quantité non négligeable, il cherche l’évasion dans l’écriture, une cartouche d’encre et une feuille étant moins chères qu’un billet d’avion ou de train.

– Christine Marotte, il y a des rires dans ses larmes et des larmes dans ses rires.
Vous l’avez peut-être vue dans un café, l’air rêveur, qui tapote de temps en temps sur son clavier… Elle écrit des petites nouvelles sans prétention, drôles ou tristes … comme la vie…
Revenons quelques années en arrière, Paris , l’Iguana Café à la Bastille.
Elle est assise avec un ami un petit bol de pop corn devant eux. Le jeu est sérieux ! Prendre un pop corn au hasard, pas le droit de le choisir, trop facile, le regarder sous toutes les coutures, puis trouver ce à quoi il ressemble. Un dromadaire contrarié, Chirac très étonné, un koala agressif… il faut faire rire l’autre !
L’ami hilare lui lance un défi :
« – Toi qui as de l’imagination, pourrais-tu écrire une nouvelle ?
– Une drôle ? demande-t-elle.
– Pas forcément.
– D’accord ! Donne-moi un lieu et trois prénoms ! »

C’est parti comme ça.
Elle écrit des petites histoires un peu pour elle …beaucoup pour vous.

– Aderu Dilasser, créature à temps partiel, il est l’auteur du livre «Les plus vieux sentiments du monde».
Aderu Dilasser est une créature à temps partiel. Son hôte la libère de temps à autre, suivant les creux des aléas et impératifs d’une vie moderne. Tapie dans l’ombre, la créature attend qu’on la lâche à nouveau, fusse pour une courte durée déterminée.
Les battements de son cœur hybride se dessinent dans les boucles et traits formés par la main qui l’abrite. C’est le Mr Hyde de qui-vous-savez-peut-être, et dans le cas contraire peu importe. Ce n’est pas là l’essentiel. Il réside dans les textes, balafres protéiformes et balades macabres, qui s’élaborent dans le secret ballet liant l’esprit et la feuille. Une maïeutique encrée dont vous découvrirez le rejeton pour l’heure le plus mystique, Le Collier. Texte extrait d’un premier livre, Les plus vieux sentiments du monde, recueil d’histoires dures, d’âpres trajectoires et d’humour grinçant.

– Sacajewa, détective de détails en pagaille et trompeuse de temps.
Les rêves fusent… L’eau boue… Le feu pourrait s’éteindre ou au contraire être alimenter. Dehors, les nuages camouflent le ciel et un faisceau de lumière éclaire la cuisine littéraire. Des cliquetis de casseroles cuivrées émergent de vieux tiroirs. La faim gargouille dans son cerveau.
Quelques brins d’herbes folles et des pincées de nuages sont versés dans la marmite. Le tout mousse comme du savon. La senteur n’est jamais la même tant que parfois ça cocotte-minute. Au bout du conte se forment des histoires en vrac parfois sans queue ni tête.
La soupe obtenue est versée dans une tasse qui a plus ou moins de bol. Ce sont des recettes improvisées qui se battent en neige pour sortir de la caboche. Parfois ça râpe. Parfois ça louche en espérant faire mouche. Les récits s’encrent dans le réel en dénonçant quelques dérives- al terriens. Des mondes cuisinés à la sauce tard-tard. Car les mots font un pied de nez à l’horloge de sa loge.
Sacajewa n’est pas son nom usuel mais son quatrième prénom. Elle aime lire des inconnus croisés au hasard d’une rue. Elle aime aussi Queneau, Murakami, Pennac… et flâner dans un hamac.
L’écriture est une pâte à modeler des mondes. Qui sait si ces univers vivront dans la tête de quelques lecteurs ? Elle espère qu’ils puissent leurs permettre de tromper un chouilla la frénésie des temps modernes : Le temps d’une… Pause.

– Clément Talvas, également rédacteur pour le site d’actualité musicale «Reaphit.com».
Né en 1987 à Saint-Malo, Clément Talvas est passionné par les livres depuis son plus jeune âge. C’est donc tout naturellement qu’il s’est qu’il s’est tourné vers l’écriture une fois adulte. S’il affectionne les mots sous toutes leurs formes (articles, poèmes, nouvelles…), c’est grâce à ses nombreuses publications en tant que journaliste musical qu’il affûtera sa plume.

En 2017, il fonde l’association L’Hermine et la Plume, en vue d’éditer et de distribuer une revue d’expression littéraire éponyme. Celle- ci rencontre, dès sa sortie, un vif succès auprès du public.