Numéro 2 – Auteurs

 

Alexandra Morell

Rennaise de naissance, malouine d’adoption, Alexandra Morell ressent depuis toujours que ça hurle à l’intérieur. Si elle avait pu écrire avant de parler, elle l’aurait fait. Une plume volait déjà au-dessus de son berceau…
Sensible à l’art en général, son amour de la littérature et des mots en particulier est devenu au fil du temps comme une respiration, une nécessité qui l’a précipitée vers des études de lettres modernes. En filigrane de ces livres avalés, de ces textes engloutis, des rencontres, des frémissements, des perspectives, des cris, des envies d’encre… De poèmes libres en nouvelles brèves, l’écriture a pris la place que les heures ont bien voulu lui laisser. Son métier d’orthophoniste permet à l’auteure de tutoyer d’une autre manière le langage, en accompagnant les enfants vers les mots, en les aidant à enjamber les silences, à initier leurs propres sillons, à se réconcilier avec l’histoire.

 

Damien Delmotte

Damien est originaire de Dinard. Ses parents avaient la singulière manie de l’endormir avec un disque de Félix Leclerc et de le balader à bord d’un voilier le long de la Côte d’Émeraude. Il en profita pour rêver à de fabuleux voyages, notamment à celui qu’entreprit un certain Jacques Cartier, loin là-bas vers l’ouest. À douze ans, il baptisa ses poissons rouges Montréal et Toronto. Pourquoi ? Il ne le sait toujours pas. Toujours est-il qu’après différentes pérégrinations au Brésil et aux États-Unis, juste retour des choses, c’est au Canada qu’il posa ses valises en 2002. Il est aujourd’hui concepteur-rédacteur à Montréal et met sa plume au service d’agences de publicité/communication et d’entreprises.
Le texte « Une voile jaune à Cézembre » est extrait d’un projet de livre qu’il espère achever bientôt. La mer y sera présente, encore.

Pour le contacter, c’est par ici : https://www.linkedin.com/in/damiendelmotte/

 

Jimmy

Né en 1988, Jimmy est un artiste pluridisciplinaire et autodidacte venant du sud-ouest. Il s’adonne d’abord et surtout à la peinture et au dessin, puis sombre dans la musique électronique. Très prolifique dans ce domaine, il chante parfois des textes, ou laisse le micro ouvert à ses amis poètes, notamment le toulousain Heptanes Fraxion (https://soundcloud.com/jim_floyd).

En 2010, il commence sérieusement à écrire, et ouvre un blog confidentiel où il livre sa prose foutraque et expérimentale. Il sera publié pour la première fois dans la défunte revue « Le Cafard Hérétique », puis dans d’autres, notamment la revue « Hazard Zone » ou « Revue Métèque ».

Auto-centré, son écriture dépeint ses déboires artistiques et sentimentaux, paysages alcoolophiles et délirants, ses errances de branleur solitaire, hanté par les femmes qu’il mate, admire et aime sans limite.

 

Cassandre Cain

« Malouin d’abord, Breton ensuite et… Français s’il en reste », telle aurait pu être la devise de Cassandre. Toujours fidèle à l’écriture, son encre anthracite est composée de trois principes alchimiques : l’ésotérisme, le giallo et le heavy metal.

– Auteurs favoris enterrés : E. Poe ; Huysmans ; Dumas ; Hoffmann… 
– Auteurs fétiches : Cédric Sire ; Giacometti & Ravenne ; Henri Loevenbruck…

– Pour un aperçu de sa première nouvelle numérique et estudiantine, voir ce site : http://associationlettres.wixsite.com/…/Les-Anges-de-Baltha…

– Publications à venir : un roman-série « Le foyer de Thémis » aux éditions Nutty Sheep ainsi qu’une suite (un thriller ésotérique se déroulant… à Saint-Malo !).

 

Joachim Achab

Né en 1988 dans la grisaille de la banlieue nord de Paris, il fait ses premiers pas dans l’écriture à l’adolescence par le biais de la musique Hip-hop.

C’est il y a quelques années après un abandon total de l’écriture, diverses errances professionnelles et même un passage par la case militaire qu’il reprend enfin le stylo, se détachant petit à petit des raps de sa jeunesse pour raconter, au travers de nouvelles et de poèmes, l’histoire de personnages en décalage, paumés, marginaux, rêveurs et ivrognes à la petite semaine évoluant dans un univers parfois hostile, parfois tendre, autant reflet de la solitude bétonnée des villes qu’habité par les embruns du grand large.

Il travaille aujourd’hui sur plusieurs nouvelles et poésie pour des projets à l’aboutissement encore flou.

Vous pouvez suivre son travail ici : https://www.facebook.com/Joachim-Achab-Jo-Sils-14131292089…/

 

Boris Picano-Nacci

Né à Lyon, Boris Picano-Nacci est arrivé à seize ans à Paris. Il a travaillé sur les marchés financiers et en 2008 a perdu son emploi et s’est retrouvé avec une page Wikipédia. Il a tiré de cette expérience une auto-fiction : « Regarde le trader tomber » (Presses de la Cité, 2016). Aujourd’hui il vit à Paris où il enseigne, travaille en free-lance comme consultant, sort, mange, boit, vit, aime et écrit.

 

Ludovic Villard

Auteur, rappeur (sic), poète, bricoleur de bruits, artiste du dimanche et éditeur en roue libre, Ludovic Villard se passionne pour la recherche sous toutes ses formes, manipulant et expérimentant divers médiums avec la plus grande des libertés : celle de s’en foutre.

Il est également membre fondateur du collectif éditorial, les « Gens du Blâme », publiant des textes profondément choisis et toujours assumés.
https://www.lesgensdublame.com/

 

Elsa Bischoff

Elsa est bon public de tout. Le genre à inviter quand on a une caisse de blagues dont on ne sait pas trop quoi faire. D’abord avocate fiscaliste où il fallait vraiment se lever tôt pour rigoler, elle a préféré reprendre son rythme de lève-tard et inventer des chaussettes. Du coup, toute la journée, elle dessine des chaussettes et leur invente des histoires rigolotes. Et le plus drôle de l’histoire, c’est que maintenant elle en vit, à Saint-Malo aujourd’hui et à Porto dans quelques mois.

Vous pouvez également la suivre ici : https://www.instagram.com/elsapobi/

 

Callixte

Née à Tahiti il y a 30 ans, de parents navigateurs et amoureux des livres, Callixte est malouine d’adoption. Assistante sociale de métier, elle s’inspire des parcours de vie de ceux qu’elle a aimé aider ou rencontrer. L’écriture et le voyage sont deux de ses piliers.

 

Jérémy Martinez & Alexandre Pinteau

Une première pour ce Numéro 2; Une nouvelle écrite à quatre mains !

Le Marin est la première nouvelle qu’ils ont écrite en collaboration. La base narrative a été trouvée en une soirée, autour d’un jeu de dés et de quelques cartes de tarot. Les premières versions de l’histoire ont majoritairement été écrites côte à côte, en se relayant devant la machine, en lisant à haute voix, et en discutant des idées qui se formaient. Ils ont longuement débattu de chaque partie, et des intentions globales du texte jusqu’à ce qu’ils parviennent à être sur la même longueur d’ondes. Puis peu à peu, ils ont commencé à travailler plus à distance, en se soumettant mutuellement des idées, développées par l’un, complétées par l’autre. Paragraphe par paragraphe ils ont évolué de cette manière, tout en se réunissant régulièrement pour réécrire certaines parties ensemble, les relire, éliminer les impuretés, jusqu’à ce qu’ils trouvent la forme qui correspondante à chacun.

Qui sont-ils ?

Jérémy Martinez :

Un stoïcien des temps modernes. Un jeune homme calme, silencieux, ne sortant que des mots nuancés , intéressants, et surtout, il est le seul à rire des plaisanteries d’Alexandre. Il emmagasine les romans, la philosophie et l’ésotérisme. Ils se sont connu par le biais d’un ami de fac, dans un parc, alors qu’ils travaillaient sur le tournage d’un court métrage amateur. Par la suite, ils se sont lancés dans des sessions d’enregistrement de rap tous les trois dans son petit studio, des soirées inoubliables, agrémentées de vin, de cigarettes et de débats. Et puis, un soir, Alexandre débarque chez Jérémy dans un esprit de créativité, après qu’il lui ait expliqué l’histoire d’un courant littéraire slave.

Alexandre Pinteau :

Alexandre dessine tous les gens qu’il croise sur des carnets ou sur des tickets de caisse. Il porte la barbe et boycotte les salons de coiffures. Il écrit à la chaîne, débite, assemble des panneaux de bois, et râle contre toutes formes de conformisme et d’idéologie.
Un jour il s’est pointé chez Jérémy avec un jeu de dés, et s’est étalé sur deux chaises. Un type comme ça dans 16 mètres carrés, ça laisse plus beaucoup d’espace. Du coup, ils se sont lancés dans une histoire. Fallait bien s’occuper. Ça a donné le Marin, début d’une collaboration qui se poursuit encore aujourd’hui.

 

Christine Paloma Garcia

Christine est récente malouine d’adoption. Après un diplôme de Science Po, direction Stockholm où elle enseigna le Français. Puis de retour en France où elle évolua dans l’environnement du FLE (français langue étrangère). Édition d’un recueil de nouvelles sur la Suède et quelques expos de peinture. Autre départ pour Saint-Malo. Ses textes sont un cheminement parmi les mots, les lieux, les couleurs.

 

Camille Dussart

Vous y êtes.
La ville aurait pu s’appeler Lyon, Nancy, Bordeaux, Casablanca, Paris, suivant vos lieux de résidence. Peu importe la fioriture contexte, vous ne vous attachez qu’aux sensations. Seul décor immuable, le café. Toujours le même café crème, dans lequel vous renversez très méthodiquement et précautionneusement un filet de grain de sucre afin que ceux-ci flottent sur la crème avant de s’oublier dans la masse marronnâtre. Cette demi-seconde d’interlude gustative, vous la saisissez. Vous vous emparez alors de la crème et l’avalez d’une traite, contraste saisissant d’une hyper activité soudainement dévoilée. Vous fouillerez dans votre sac, en brandirez un papier, seule texture admissible, et un stylo doté d’une mine invariablement fine et noire. Vous écrirez ainsi des heures durant la nostalgie dont vous êtes si emprunte que vous ne savez plus vous en défaire. Cela fera des années maintenant, que vous répétez le processus si bien étudié. Vous saisirez le regard du jeune homme en face de vous pour le comparer à celui de votre amour. Vous parlerez des vacances d’été et de cette chaleur inépuisable que vous gardez encore en vous, bien que cela fait des années maintenant. Vous ne vous individualiserez jamais que par un prénom, si commun qu’il vous laissera l’agréable privilège de ne jamais sortir du lot de la masse. Vous ne serez pas concise, vous serez détail. Vous êtes Camille et vous écrivez.

 

Daniel Morvan

Daniel Morvan est né dans une famille paysanne de Plougasnou. Etudes de lettres à Lannion, classes préparatoires à Rennes, entrée à l’Ecole normale supérieure en 1976. Il y réalise un film documentaire sur la fin de la paysannerie: L’Assolement (1978). Il entre au quotidien Ouest-France en 1984, qu’il ne quittera qu’en 2017. Commence à publier en 2002. Parmi ses romans, « Mai 69 » propose un éclairage décentré sur mai 68, depuis les campagnes. La parution de « Lucia Antonia Funambule », en 2013 (Zulma), lui vaut deux prix littéraires. Son prochain roman, « L’Orgue du Sonnenberg », paraît en mars 2019 chez Diabase.

 

Michel Colas

Né en 1948, Michel Colas a été professeur de lettres en région parisienne avant de finir sa carrière à Combourg (Ille-et-Vilaine). Auteur de « La Charente en littérature » (Prix de l’Angoumois) et de « Promenades littéraires en Charente limousine », il obtient un second Prix de l’Angoumois pour un recueil de poésie : « Des pans entiers demeurent ». Il collabore à plusieurs revues de poésie avant de publier, en 2014, un recueil de nouvelles : « Des nouvelles de la guerre » dont l’une a remporté le concours de Dol-de-Bretagne en 2011.

 

Dimitri Demont

Âgé de 32 ans, il est passionné d’écriture depuis l’adolescence. Il y a deux ans, Dimitri Demont a plaqué sa carrière dans la production audiovisuelle pour se consacrer à sa vocation littéraire. Il a sorti en 2017 son premier roman « Le ciel n’envahira pas la mer », finaliste du Prix des Étoiles 20 Minutes-Librinova. Son deuxième ouvrage, un triptyque de nouvelles, est prévu pour novembre 2018. Il tient par ailleurs un site Internet sur lequel il poste régulièrement des textes courts inédits, et tient un journal littéraire.

Vous pouvez suivre son travail sur : http://dimitridemont.com/